LETTRE AU PRESIDENT PAUL BIYA SUR DES SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE

Publié le par MAXWELL BITYEKI EMMANUEL

DES SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE

                                       

Excellence Monsieur le Président de la République,

Bonjour par tous les Points Sacrés qui vous sont connus et surtout, Bonne et Heureuse année 2013 à vous, à votre famille et à tout votre gouvernement.

Nous avons l’honneur de vous soumettre cette planche qui aurait pu, en temps normal, suivre les canaux diplomatiques afin de vous parvenir. Mais nous sommes dans l’air du temps, dans l’ère du numérique et de la digitalisation des données, au même titre que vous l’avez souvent démontré. Nous nous excusons donc par avance de passer par cette voie quelque peu cavalière, aux dires de certains conservateurs. Mais la situation très préoccupante voire, angoissante concernant certaines valeurs et symboles de la République nous y oblige carrément.

Il y a quelque temps, vous avez parlé de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035, au travers d’une vision exprimée sous la forme d’un Vade-mecum, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), base des « Grandes Ambitions ». Cette vision, clairement définie et partagée par la majorité des camerounais, commence à se matérialiser au travers de certains projets dits structurants, cheville ouvrière des « Grandes Réalisations ». En homme politique averti, vous avez ainsi énoncé un dessein, défini des rôles, suscité des valeurs et fixé des objectifs stratégiques.

Excellence Monsieur le Président de la République,

En dépit du ralentissement de l’économie mondiale, qui demeure fragile, les économies d’Afrique connaissent une robuste croissance. Il est dit qu’un tiers des pays africains connaîtront une croissance supérieure ou égale à 6 %. La croissance économique se poursuivra à un rythme soutenu en Afrique subsaharienne, où la production globale devrait progresser d’environ 5¼ % en 2013 ! Quel soulagement, Mr le Président ! Quelle aubaine pour nous surtout à l'heure des « Grandes Réalisations » prônées.

La Banque Mondiale nous encourage par ailleurs à dépenser judicieusement les recettes de nos nouvelles ressources pétrolières, gazières et minières…

En suivant vos discours de fin d'année et, à la jeunesse du Cameroun le 10 février dernier, une question me revient en pensée, au vu de la force et de la conviction que vous mettez dans vos propos et vos idées : quid de nos symboles nationaux ? Quid de notre histoire, la vraie ?

En d’autres termes, un pays peut-il réaliser sa vision, si sa culture des symboles nationaux lui fait défaut ?

Les valeurs et les objectifs stratégiques peuvent-ils être respectés si les symboles fondamentaux issus de l’histoire sont tronqués et abandonnés, au même titre que ladite histoire ?

Apres avoir planché et matérialisé un certain nombre de choses de par le monde, appris dans de multiples loges et rites maçonniques le maniement des outils symboliques sans vacarme, en nous efforçant de maitriser au mieux les écarts de nos Compas, nous estimons que le moment est venu où nous devrions faire de même pour l'Afrique en général et notre pays le Cameroun, en particulier.

Savorgnan de Brazza n'était pas l’ancêtre des congolais, pourtant Brazzaville existe, avec un mausolée à lui dédié.

Cecil Rhodes ne l’était pas non plus pour les rhodésiens, pourtant la Rhodésie a existé.

Nelson Mandela est aujourd'hui un symbole pour les Sud-Africains et pour toute l'Afrique, voire pour le monde. Un « Mandela Square » existe dans son pays.

Le Docteur Ambedkar, le « Dalit », était considéré comme un intouchable pour ceux qui connaissent très bien l'histoire de l'Inde. Pourtant avec l'aide de Nehru, il rédigea la Constitution de l'Inde, ce qui fit de lui un symbole.

Regardez les jardins du Mont des Arts de Bruxelles avec ses symboles sans équivoque…

Paris la Belle, avec tous ces symboles qui non seulement vous donnent une tradition orale de ce grand pays mais en outre, vous rappellent l'œuvre des grands hommes qui ont bâti ce pays et dont les générations du passé, du présent et du futur en sont fières.

La 16th Street à Washington DC jusqu'à la maison blanche, est tout un symbole qui vous rappelle le socle sur lequel ce grand pays s’est bâti …

Excellence Monsieur le Président de la République,

Un pays n'est rien sans des symboles qui lui sont propres. Un symbole national est une histoire racontée de manière orale à des générations futures. Parlant d'histoire par exemple, l'une des caractéristiques historiques de l'indépendance américaine est qu'elle a été l'œuvre exclusive de Francs-Maçons. Qu'il s'agisse de la fameuse « Boston Tea Party », organisée par la Loge "Saint-André" de Boston, des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance, réunis autour de Jefferson, Francs-Maçons pour la plupart ; ou encore des cabinets civils ou militaires qui ont assisté George Washington tout au long de cette période, ou enfin tous les épisodes de cette lutte des « Insurgents », sont marqués au coin de l'influence de l'Ordre Maçonnique. Encore des symboles, Mr. le Président.

C’est cette histoire et ces symboles qui sont enseignés aux jeunes américains depuis le berceau, pour leur inculquer le respect de leurs valeurs, de leur culture et de leur drapeau. Loin de nous l’idée de faire du Cameroun un pays Maçon, mais nos propositions vont dans le sens de la préservation et de la pérennisation des symboles forts du pays.

Parlant de notre drapeau national, quelles sont ses mensurations exactes ? Le tissu de confection ? Son utilisation ? Quelles sont les proportions du Pentagramme jaune en son centre par rapport à la bannière ? Le contenu de ce symbole fort est –il expliqué aux camerounais ? Pourquoi ne flotte–t–il pas au-dessus des grands édifices nationaux, qu’ils soient publics ou privés ? Des grues de bâtiments en construction ? Pourquoi n’est-il pas fixé sur les terrasses, vérandas et devantures des résidences privées ? La réponse en est simple : il n’est pas enseigné aux camerounais la symbolique du respect et de la vénération de l’étendard national. Ce qui est dommage…

Faisons un pas dans l'histoire des hommes et de la République. Serait-ce trop demander par exemple, que de renommer le nouveau pont sur le Wouri, le « Pont DUALA MANGA BELL » ?, car renfermant à lui seul tout un grand symbole, celui du peuple Duala, pour ne pas dire, Sawa et de l’histoire du Cameroun tout simplement Ou encore le port en eau profonde de Kribi, le « Port Martin Paul Samba » ? L’axe lourd Douala-Yaoundé(ou la future autoroute), l'« Autoroute Um Nyobe » en mémoire de ces grands patriotes ? Pourquoi l’Aéroport International de Yaoundé Nsimalen, ne deviendrait-il pas l’Aéroport International Charles Atangana ? Ce sont les symboles qui font la puissance d'un peuple, d'un pays.

Au Cameroun, les symboles nationaux sont voués à l’oubli, à la destruction, comme si cela était une stratégie manifeste pour faire oublier aux camerounais leurs origines et leur passé. Tout ce qui rappelle l’histoire en termes de symboles est totalement détruit. Pour exemples, le viaduc qui reliait le quartier Akwa et le Plateau Joss à Douala, a été détruit. La vallée du Mfoundi, avec l’ancienne gare ferroviaire, de même que la vallée de la Besseke à Douala, symboles de notre histoire du rail, ont toutes disparu. La poste allemande de Bonanjo à Douala est en train de tomber en ruines, abandonnée à des squatters… Il n’existe aucun mausolée qui puisse être présenté à des touristes comme vestige de notre histoire. Tout est en train d’être rasé, emporté vers l’oubli par une bourrasque ou, laissé à l’abandon tout simplement.

Plus loin, toujours sur le plan symbolique, il est remarqué que notre Hymne National a 02 versions différentes, parce que n’étant pas la traduction l’une de l’autre. Comprenez donc dès lors l’attitude perplexe qui saisit le camerounais bilingue, qui voudrait l’exécuter en les 02 langues nationales, le français et l’anglais. Pourquoi ne pas procéder à une nouvelle traduction de l’Hymne National, en harmonisant les versions ?

Le petit Américain de l'Ohio, encore moins le Français moyen du fin fond d'Albi, le Sud-Africain de Emfuleni, pas même le Camerounais de Kolofata ou encore celui du berceau de notre hymne national qu’est Foulassi, ne devraient avoir besoin de demander l'histoire de leur pays. Les symboles, oui Mr. le Président, seuls les symboles parleraient d'eux-mêmes, la cité des arts qu’est Foumban en est un exemple encourageant.

Excellence Mr le Président,

Que racontent nos manuels d’éducation ? Des histoires fausses, des clichés venus d’ailleurs qui n’ont rien à voir avec l’histoire et les symboles de notre pays.

Pourquoi Charles Atangana, Martin Paul Samba, Rudolf Duala Manga Bell, Arouna Njoya, Um Nyobe, Ernest Ouandie, Félix Moumie sans oublier Samuel Minkyo Bamba, René Jam Afane et d’autres, devraient-ils être voués à l’oubli, au profit de l’histoire de France et de ses symboles ? Ne sont-ils pas nos symboles à nous, qui mériteraient une place dans l’histoire de nos peuples et de la République?

Laissons parler nos symboles, Excellence Mr le Président.

Nous, Francs – Maçons, en dehors du Temple ou de la Loge, sommes des hommes comme les autres mais, différents.

Qu’est-ce qui nous différencie ?

Nous sommes des acteurs de la société, de l’économie, nous sommes des citoyens, nous participons à la vie de la cité, par nos devoirs civiques, et autres... Mais surtout dans toutes ces activités, nous utilisons un Code Moral, au travers duquel nous nous devons d'appliquer – même difficilement- les valeurs acquises au Temple. Le Code Maçonnique est notre « Bible », notre référentiel !

Nous osons croire que la refondation du Service Civique National de Participation au Développement, sera la pierre angulaire de la reprise de conscience par rapport à l’abandon de nos valeurs, qui doivent être inculquées à des enfants, à nos enfants et à tous ces jeunes camerounais dont les yeux sont encore pleins de rêves et d’imagination créatrice. Il conviendrait de leur recréer des modèles à suivre, et des référentiels de valeurs qui leur serviront de boussole dans la vie. L’Hymne National, le Drapeau, la Devise Nationale, la Fierté Nationale, le Sens Profond du Patriotisme, doivent être vénérés comme des symboles essentiels d’appartenance à un même peuple, à un même territoire, à une même histoire, la vraie…

Il est question d’inscrire les enfants dans le progrès, qui est bénéfique à l’ensemble des concitoyens. Nous nous devons de maintenir leur esprit critique et affûter leur argumentaire, comme nous l’avons appris en réalisant une planche là-bas en Loge, par le travail sur la thèse et l’antithèse, dont l’analyse permet de converger vers une synthèse. Dans nos efforts verbaux, de même, nous devons nous montrer « mesurés » et nous appliquer à être entendus et, compris!

Comme à l’accoutumée, nous vous demandons, Excellence Monsieur le Président, d’aller de l’avant dans vos diverses reformes, car vous n’êtes plus le Président du RDPC, mais le Président des Camerounais. La loi de Gresham ne dit-elle pas que : « La mauvaise monnaie chasse la bonne »?

Tant que la paix règnera dans notre beau et cher pays le Cameroun.

Tant que l’amour règnera parmi les Camerounais et Camerounaises.

Alors seulement, la joie sera dans nos cœurs.

Dieu vous protège !!!

Excellence Monsieur le Président, Que la joie soit dans nos cœurs !

J’ai dit.

Maxwell Bityeki Emmanuel

Haut dignitaire Franc-maçon.

REAA et Rite D’York.

 

   

DES SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE

                                       

Excellence Monsieur le Président de la République,

Bonjour par tous les Points Sacrés qui vous sont connus et surtout, Bonne et Heureuse année 2013 à vous, à votre famille et à tout votre gouvernement.

Nous avons l’honneur de vous soumettre cette planche qui aurait pu, en temps normal, suivre les canaux diplomatiques afin de vous parvenir. Mais nous sommes dans l’air du temps, dans l’ère du numérique et de la digitalisation des données, au même titre que vous l’avez souvent démontré. Nous nous excusons donc par avance de passer par cette voie quelque peu cavalière, aux dires de certains conservateurs. Mais la situation très préoccupante voire, angoissante concernant certaines valeurs et symboles de la République nous y oblige carrément.

Il y a quelque temps, vous avez parlé de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035, au travers d’une vision exprimée sous la forme d’un Vade-mecum, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), base des « Grandes Ambitions ». Cette vision, clairement définie et partagée par la majorité des camerounais, commence à se matérialiser au travers de certains projets dits structurants, cheville ouvrière des « Grandes Réalisations ». En homme politique averti, vous avez ainsi énoncé un dessein, défini des rôles, suscité des valeurs et fixé des objectifs stratégiques.

Excellence Monsieur le Président de la République,

En dépit du ralentissement de l’économie mondiale, qui demeure fragile, les économies d’Afrique connaissent une robuste croissance. Il est dit qu’un tiers des pays africains connaîtront une croissance supérieure ou égale à 6 %. La croissance économique se poursuivra à un rythme soutenu en Afrique subsaharienne, où la production globale devrait progresser d’environ 5¼ % en 2013 ! Quel soulagement, Mr le Président ! Quelle aubaine pour nous surtout à l'heure des « Grandes Réalisations » prônées.

La Banque Mondiale nous encourage par ailleurs à dépenser judicieusement les recettes de nos nouvelles ressources pétrolières, gazières et minières…

En suivant vos discours de fin d'année et, à la jeunesse du Cameroun le 10 février dernier, une question me revient en pensée, au vu de la force et de la conviction que vous mettez dans vos propos et vos idées : quid de nos symboles nationaux ? Quid de notre histoire, la vraie ?

En d’autres termes, un pays peut-il réaliser sa vision, si sa culture des symboles nationaux lui fait défaut ?

Les valeurs et les objectifs stratégiques peuvent-ils être respectés si les symboles fondamentaux issus de l’histoire sont tronqués et abandonnés, au même titre que ladite histoire ?

Apres avoir planché et matérialisé un certain nombre de choses de par le monde, appris dans de multiples loges et rites maçonniques le maniement des outils symboliques sans vacarme, en nous efforçant de maitriser au mieux les écarts de nos Compas, nous estimons que le moment est venu où nous devrions faire de même pour l'Afrique en général et notre pays le Cameroun, en particulier.

Savorgnan de Brazza n'était pas l’ancêtre des congolais, pourtant Brazzaville existe, avec un mausolée à lui dédié.

Cecil Rhodes ne l’était pas non plus pour les rhodésiens, pourtant la Rhodésie a existé.

Nelson Mandela est aujourd'hui un symbole pour les Sud-Africains et pour toute l'Afrique, voire pour le monde. Un « Mandela Square » existe dans son pays.

Le Docteur Ambedkar, le « Dalit », était considéré comme un intouchable pour ceux qui connaissent très bien l'histoire de l'Inde. Pourtant avec l'aide de Nehru, il rédigea la Constitution de l'Inde, ce qui fit de lui un symbole.

Regardez les jardins du Mont des Arts de Bruxelles avec ses symboles sans équivoque…

Paris la Belle, avec tous ces symboles qui non seulement vous donnent une tradition orale de ce grand pays mais en outre, vous rappellent l'œuvre des grands hommes qui ont bâti ce pays et dont les générations du passé, du présent et du futur en sont fières.

La 16th Street à Washington DC jusqu'à la maison blanche, est tout un symbole qui vous rappelle le socle sur lequel ce grand pays s’est bâti …

Excellence Monsieur le Président de la République,

Un pays n'est rien sans des symboles qui lui sont propres. Un symbole national est une histoire racontée de manière orale à des générations futures. Parlant d'histoire par exemple, l'une des caractéristiques historiques de l'indépendance américaine est qu'elle a été l'œuvre exclusive de Francs-Maçons. Qu'il s'agisse de la fameuse « Boston Tea Party », organisée par la Loge "Saint-André" de Boston, des rédacteurs de la Déclaration d'Indépendance, réunis autour de Jefferson, Francs-Maçons pour la plupart ; ou encore des cabinets civils ou militaires qui ont assisté George Washington tout au long de cette période, ou enfin tous les épisodes de cette lutte des « Insurgents », sont marqués au coin de l'influence de l'Ordre Maçonnique. Encore des symboles, Mr. le Président.

C’est cette histoire et ces symboles qui sont enseignés aux jeunes américains depuis le berceau, pour leur inculquer le respect de leurs valeurs, de leur culture et de leur drapeau. Loin de nous l’idée de faire du Cameroun un pays Maçon, mais nos propositions vont dans le sens de la préservation et de la pérennisation des symboles forts du pays.

Parlant de notre drapeau national, quelles sont ses mensurations exactes ? Le tissu de confection ? Son utilisation ? Quelles sont les proportions du Pentagramme jaune en son centre par rapport à la bannière ? Le contenu de ce symbole fort est –il expliqué aux camerounais ? Pourquoi ne flotte–t–il pas au-dessus des grands édifices nationaux, qu’ils soient publics ou privés ? Des grues de bâtiments en construction ? Pourquoi n’est-il pas fixé sur les terrasses, vérandas et devantures des résidences privées ? La réponse en est simple : il n’est pas enseigné aux camerounais la symbolique du respect et de la vénération de l’étendard national. Ce qui est dommage…

Faisons un pas dans l'histoire des hommes et de la République. Serait-ce trop demander par exemple, que de renommer le nouveau pont sur le Wouri, le « Pont DUALA MANGA BELL » ?, car renfermant à lui seul tout un grand symbole, celui du peuple Duala, pour ne pas dire, Sawa et de l’histoire du Cameroun tout simplement Ou encore le port en eau profonde de Kribi, le « Port Martin Paul Samba » ? L’axe lourd Douala-Yaoundé(ou la future autoroute), l'« Autoroute Um Nyobe » en mémoire de ces grands patriotes ? Pourquoi l’Aéroport International de Yaoundé Nsimalen, ne deviendrait-il pas l’Aéroport International Charles Atangana ? Ce sont les symboles qui font la puissance d'un peuple, d'un pays.

Au Cameroun, les symboles nationaux sont voués à l’oubli, à la destruction, comme si cela était une stratégie manifeste pour faire oublier aux camerounais leurs origines et leur passé. Tout ce qui rappelle l’histoire en termes de symboles est totalement détruit. Pour exemples, le viaduc qui reliait le quartier Akwa et le Plateau Joss à Douala, a été détruit. La vallée du Mfoundi, avec l’ancienne gare ferroviaire, de même que la vallée de la Besseke à Douala, symboles de notre histoire du rail, ont toutes disparu. La poste allemande de Bonanjo à Douala est en train de tomber en ruines, abandonnée à des squatters… Il n’existe aucun mausolée qui puisse être présenté à des touristes comme vestige de notre histoire. Tout est en train d’être rasé, emporté vers l’oubli par une bourrasque ou, laissé à l’abandon tout simplement.

Plus loin, toujours sur le plan symbolique, il est remarqué que notre Hymne National a 02 versions différentes, parce que n’étant pas la traduction l’une de l’autre. Comprenez donc dès lors l’attitude perplexe qui saisit le camerounais bilingue, qui voudrait l’exécuter en les 02 langues nationales, le français et l’anglais. Pourquoi ne pas procéder à une nouvelle traduction de l’Hymne National, en harmonisant les versions ?

Le petit Américain de l'Ohio, encore moins le Français moyen du fin fond d'Albi, le Sud-Africain de Emfuleni, pas même le Camerounais de Kolofata ou encore celui du berceau de notre hymne national qu’est Foulassi, ne devraient avoir besoin de demander l'histoire de leur pays. Les symboles, oui Mr. le Président, seuls les symboles parleraient d'eux-mêmes, la cité des arts qu’est Foumban en est un exemple encourageant.

Excellence Mr le Président,

Que racontent nos manuels d’éducation ? Des histoires fausses, des clichés venus d’ailleurs qui n’ont rien à voir avec l’histoire et les symboles de notre pays.

Pourquoi Charles Atangana, Martin Paul Samba, Rudolf Duala Manga Bell, Arouna Njoya, Um Nyobe, Ernest Ouandie, Félix Moumie sans oublier Samuel Minkyo Bamba, René Jam Afane et d’autres, devraient-ils être voués à l’oubli, au profit de l’histoire de France et de ses symboles ? Ne sont-ils pas nos symboles à nous, qui mériteraient une place dans l’histoire de nos peuples et de la République?

Laissons parler nos symboles, Excellence Mr le Président.

Nous, Francs – Maçons, en dehors du Temple ou de la Loge, sommes des hommes comme les autres mais, différents.

Qu’est-ce qui nous différencie ?

Nous sommes des acteurs de la société, de l’économie, nous sommes des citoyens, nous participons à la vie de la cité, par nos devoirs civiques, et autres... Mais surtout dans toutes ces activités, nous utilisons un Code Moral, au travers duquel nous nous devons d'appliquer – même difficilement- les valeurs acquises au Temple. Le Code Maçonnique est notre « Bible », notre référentiel !

Nous osons croire que la refondation du Service Civique National de Participation au Développement, sera la pierre angulaire de la reprise de conscience par rapport à l’abandon de nos valeurs, qui doivent être inculquées à des enfants, à nos enfants et à tous ces jeunes camerounais dont les yeux sont encore pleins de rêves et d’imagination créatrice. Il conviendrait de leur recréer des modèles à suivre, et des référentiels de valeurs qui leur serviront de boussole dans la vie. L’Hymne National, le Drapeau, la Devise Nationale, la Fierté Nationale, le Sens Profond du Patriotisme, doivent être vénérés comme des symboles essentiels d’appartenance à un même peuple, à un même territoire, à une même histoire, la vraie…

Il est question d’inscrire les enfants dans le progrès, qui est bénéfique à l’ensemble des concitoyens. Nous nous devons de maintenir leur esprit critique et affûter leur argumentaire, comme nous l’avons appris en réalisant une planche là-bas en Loge, par le travail sur la thèse et l’antithèse, dont l’analyse permet de converger vers une synthèse. Dans nos efforts verbaux, de même, nous devons nous montrer « mesurés » et nous appliquer à être entendus et, compris!

Comme à l’accoutumée, nous vous demandons, Excellence Monsieur le Président, d’aller de l’avant dans vos diverses reformes, car vous n’êtes plus le Président du RDPC, mais le Président des Camerounais. La loi de Gresham ne dit-elle pas que : « La mauvaise monnaie chasse la bonne »?

Tant que la paix règnera dans notre beau et cher pays le Cameroun.

Tant que l’amour règnera parmi les Camerounais et Camerounaises.

Alors seulement, la joie sera dans nos cœurs.

Dieu vous protège !!!

Excellence Monsieur le Président, Que la joie soit dans nos cœurs !

J’ai dit.

Maxwell Bityeki Emmanuel

Haut dignitaire Franc-maçon.

REAA et Rite D’York.

 

 

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djanabou 13/12/2013 19:31

le Cameroun à besoin de se construire sur des vérités réelles et non crées de toute pièce. La génération d'aujourd'hui et celle de demain ont des valeurs civiques, des symboles captivants, le sens du patriotisme,... pour assurer notre développement nous devons d'abord assuré une prise de conscience au peuple camerounais.